Les aurores

La première chose sur ma bucket list de cette année est de revoir des aurores boréales. Pour le spectacle et la poésie, certes, mais aussi pour l’obligation de déconnexion impliquée dans ce moment. Montréal est bien belle, mais son intensité ne laisse pas grand place au ciel nocturne. Je viens d’une région et le ciel étoilé me manque. D’être à l’extérieur dans la nuit noire, aussi. L’observation de la voûte céleste m’a toujours donné un léger vertige, un frisson. C’est beau là-haut, c’est grand, ça grouille.

Des aurores, le hasard m’a amené à en voir quelques fois dans ma vie. Je ne m’y fierai pas cette année. Il faudra créer des occasions, chercher le nord, le mien, et prendre le temps d’attendre un ciel sans nuage.

Le blues du dimanche soir

Ça fait des années que je n’ai pas le coeur à la fête le 31 au soir. Un peu comme mon blues traditionnel du dimanche soir, multiplié par 20. La nuit dernière, j’ai trouvé un texte datant de janvier passé. Un an, déjà! Ça s’appelait Les grands vents. Force est de croire que les vents n’ont pas cessé. L’année fut houleuse dans ma tête et dans mon coeur. Une fin de cycle, 2017, il paraît. Douze mois à souhaiter que quelque chose passe… ou prenne toute la place. Sans faire quoi que ce soit d’un côté ou de l’autre. Statu quo. Attente. Bien assise à la croisée des chemins, jusqu’à y prendre racine… ou presque.

Les heures, les journées, les semaines et les saisons se sont enfilées à vitesse grand V. J’ai fait une tonne de choses, oui, mais je sens que j’ai manqué de courage pour l’essentiel. Mon coeur balance toujours entre le sentiment d’avoir encore le temps et l’impression d’être à minuit moins une… Et si cette année était la dernière? Et si j’étais déjà rendue au point où la vie est as good as it gets?